On a beaucoup écrit sur l'Amérique ; bon nombre d'auteurs d'un talent incontestable ont entrepris la
tâche difficile de faire connaître ces savanes immenses, peuplées de tribus féroces et inaccessibles à la civilisation, mais peu d'entre eux ont réussi faute d'une connaissance approfondie des pays qu'ils voulaient décrire et des peuples dont ils prétendaient faire connaître les mœurs.
M. Gustave Aimard a été plus heureux que ses devanciers ; séparé pendant de longues années du monde civilisé, il a vécu de la vie du nomade au milieu des prairies, côte à côte avec les Indiens, fils adoptif d'une de leurs puissantes nations, partageant leurs dangers et leurs combats, les accompagnant partout, le rifle d'une main et la machette de l'autre.