Le métro est comme une immense cave mais elle mène rarement à de bons crus. On y descend des escaliers menant tout droit au matériel roulant, à l’abime infernal des temps modernes, à cette machinerie complexe huilée et jalousement entretenue par des agents affairés, passionnés par leur travail.
Debout, devant la voie électrifiée, les usagers attendent leur train, stoïques ou impatients.
Personne ne se parle, les mines sont renfrognées. Il ne faut pas sourire, encore moins rire car cela deviendrait suspect.
Il faut arborer un air rébarbatif à l’image de ce métro, long animal reptilien dessous la ville qui file vite dans les entrailles de la terre.