Mon nom est Pier Bergsma. Je suis marchand de vent. En gros. Et au détail. Je vends du vent du matin au soir grâce à un moulin que j’ai fabriqué. De mes propres mains. Grâce à ma tête. Bourrée de cellules hors norme. Ma femme est marchande de silence. Elle gagne moins que moi parce que le silence qu’elle met en boîte n’est pas encore à la mode. Ça viendra. Ça viendra le jour où les gourmands de bruit seront atteints de bruitophobie. Patience. Mes affaires marchent bien. Très bien. Parfois trop bien. L’été surtout quand les plages sont bondées. Quand on étouffe faute d’espace.