le parcours d’une tragédie grecque, le poète qui érige la rosée du matin, ses saintes larmes versées sur les roses, son enfant au crépuscule du puits est déscolarisé dans une terre d’exil maudite ; sur les sentiers de la montagne, le murmure du mensonge coutumier propre au terroriste reconverti et la loi du spectre qui emprisonne ce pays grisâtre, la Tunisie, lors des soirées agitées du Ramadan au bord de la mer.
Un meurtre délibéré d’un petit enfant, mon enfant saint Ismaël Jean-Baptiste a révélé la profondeur du terrorisme en Tunisie, ainsi lorsque la nuit tombe, les yeux équitables de St Imen Marie-Agnès Adili étouffent l’ombre du chevalet de bois avec le fil de la condamnation cachée, elle a réveillé les flûtes mélodieuses du berger Mabrouk, l’enfant qui marche sur la lune, et ses prophéties possèdent le brevet d’invention, c’est un brevet qui a forgé la roue de la charrette des sept malheurs au-dessus des couronnes formées par les fragments des corps étranges générés par les chapelets de Bernadette Soubirous et de Thérèse de Lisieux : « Malheur à vous aussi, docteurs
de la loi, qui imposez aux gens des fardeaux pesants sans lever un seul doigt pour les aider à
les porter. 47 Malheur à vous qui bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que ce sont vos pères qui les ont tués. 48 Ainsi
vous témoignez en faveur de vos pères et approuvez leurs actes : ils ont tué les prophètes »
À l’aube d’une enfance argentée, dans une forêt vierge, une vision naissante crayonnait la physionomie de l’histoire humaine dans un cahier éternel, c’était pendant le crépuscule blême et grisâtre que le sang d’un mûrier noir ruisselait d’une sève d’avril, ce liquide organique nourrissait les images dionysiaques et apolliniennes d’une grande philosophe.
« Il te faut emprunter un chemin différent,
répondit-il, voyant des larmes dans mes yeux,
Si tu veux t'échapper de cet horrible endroit ;
Car la bête cruelle, et qui t'a fait si peur,
Ne permet pas aux gens de suivre leur chemin »
Sous d'humbles lambris, j’ai longé le bois allégorique, ainsi une végétation drue qui a des pousses vigoureuses se logeait dans un poème de Dante, et elle apparaissait sur mon cahier contemplatif pour m’aider à rédiger mon histoire vraie sur la broderie d’un rideau de peupliers qui produisaient de l’ombre.
Au pâturage de la vie réelle fleurit un fragment de vérité, celui qui élucide la nature inhumaine des actes des humains.
Ma vision est l'oeuvre de la nuit qui élucide les ténèbres du crime de prise d'otage terroriste, à travers les poussées rationalisatrices socratiques.
La victoire de la pensée apollinienne sur le supplice des crimes contre l'humanité.
Une oeuvre qui arrose le souvenir sacré de ma tortue grecque.
De la forêt des ancêtres, sort victorieuse la combattante de la plume de chevalière déclarant la guerre céleste contre le sacrifice humain pratiqué aujourd’hui sous la couverture de la religion. Et la guerrière vaillante est une poétesse et ses armes sont ses visions métaphoriques.
Une oeuvre allégorique suspendue entre deux mondes : le ciel et la terre témoignant de la nature abstraite et métaphorique de l'Âme annonciatrice des événements célestes à venir comme la justice annoncée par le vent qui souffle fort.