Selon le dictionnaire de la critique littéraire, la réception désigne : « perception d’une oeuvre par le public (…). Etudier la réception d’un texte, c’est accepter que la lecture d’une oeuvre est toujours une réception qui dépend du lieu et de l’époque où elle prend place »1.
On doit à l’école allemande l’initiatrice des théories de la réception, qui fait appel l’engagement du lecteur dans la construction du sens, et sans entrer dans les détails, ce qui nous importe ici, c’est de citer que la littérature classique a largement ignoré le lecteur, elle le considère un être passif, son rôle se limite seulement dans l’extraction du sens qui habite déjà le texte. Le narrateur dans la littérature traditionnelle tient le grand pouvoir en établissant le sens et donne par-là la vie au texte.
Dans l’autre partie, le lecteur du Nouveau Roman se trouve déjà impliqué à la construction du sens. Il est obligé de suivre un style énigmatique tout au long de sa lecture.