Me voilà engourdi, bien calé dans
mon grand fauteuil. Tout replié sur
moi-même. Une douce torpeur
m’envahit doucement. Je n’ai rien
d’autre à faire, alors je ferme les
yeux et me laisse glisser vers
ailleurs.
A moins que ce ne soit cet ailleurs
qui glisse vers moi. Qui m’entraîne
inexorablement là où tout est
différent.
Il n’aura fallu qu’une fraction de
seconde pour passer de l’autre
coté.
Exactement là où tout est autre.