Vérité et réconciliation
Genre : Essais et documents
Publié le : 28/07/2020
Résumé de l'oeuvre :
Comment un esprit honnête, un tant soi peu cultivé, ouvert sur le monde et sur autrui ne pourrait-il pas être d’accord avec Josef Bayema dont je reproduis ici le résumé de son billet : « jusqu'à aujourd'hui l'afrique souffre de l'ignoble kidnapping esclavagiste. le temps est venu de rendre compte de cette abominable et permanente dette. » [sic]. Le problème est à mon sens très complexe. Entre le ressentiment d’un peuple opprimé, torturé, exploité, spolié, humilié… depuis des siècles et la nécessité, selon moi, tout aussi légitime d’avancer et donc, d’une certaine façon, de pardonner sans pour autant oublier, comment trouver la juste mesure ? On me répondra sans hésiter que pour pouvoir pardonner et donc avancer, il faudrait déjà qu’il y ait une demande de pardon sincère de la part des colonisateurs.[...]
Quelques mots de l'auteur :
Une récente discussion quelque peu animée sur l’Afrique noire et le billet d’humeur d’un internaute m’ont conduit à rédiger cet article qui ne manquera pas de relancer le débat sur la Françafrique et plus largement sur le douloureux passif entre pays du Nord et Pays du Sud.

Pour télécharger gratuitement cette oeuvre, cliquez sur l'icône suivante : Télécharger Vérité et réconciliation
Donnez une note !
Moyenne : 0.0/5 (0 note)
Lu : 6 fois
Signaler un abus

Vous avez aimé cette oeuvre ?
Partagez-la avec vos amis en cliquant sur les icônes suivantes :

Linkedin   email

Actuellement en vente, du même auteur

Commentaires

sebastienjunca@laposte.net, il y a 1 jour
Bonjour josef,
Et excuse-moi du retard à te répondre. Non pas que j’étais fâché, même de manière épistolaire.
Pourquoi voir du christianisme partout comme tu le fais ? Je n’ai pas ta culture mais il me semble que la notion de pardon n’est pas spécifiquement attachée au christianisme, encore moins y trouve-t-elle son origine. Qui plus est, loin de moi l’idée d’y faire référence. Je suis tout à fait d’accord avec toi quand tu plaides pour une réparation. Mais comment pourrait-elle s’opérer si la confiance est déjà absente ; si la défiance, le mépris, la rancœur, voire la haine des deux côtés restent omniprésentes ? C’est un dialogue de sourd. Quand bien même cette notion de pardon nous viendrait directement du christianisme des origines, faut-il pour autan qu’elle soit emprunte de toute la morgue dont nos société modernes savent la parer ? Loin de moi cette attitude. Je ne suis, pour ma part épris que par la justice et la vérité, même si ces notions sont très relatives comme tu ne manqueras pas de me le faire remarquer, à bon droit.
Bien sûr que LES DEBITEURS DOIVENT REMBOURSER ! Mais comment, je me répète ? Annulation de la dette des pays du tiers-monde ? C’est évident. Mais après. Aide au développement (néo-colonialisme me diras-tu, à raison, car pourquoi imposer notre modèle plutôt qu’un autre ?) Aide à l’éducation (néo-colonialisme encore et toujours) ? La liste serait longue…
Je pense au contraire que l’histoire des sociétés humaines passe, dans un premier temps, par un processus d’homogénéisation, puis ensuite par l’émergence au sein de ces grandes nations (au sens démographique) de communautés, résurgences de certaines cultures, singularités … qui vont œuvrer pour une nouvelle diversité. Mais comme tu le dis, rien n’est prédictible à cette échelle. Encore que, à la seule condition de prendre assez de hauteur et d’utiliser son regard de Sirius (tu vois, je n’ai pas oublié…). Comme tu le dis, c’est essentiellement la lutte qui produit les processus évolutifs. Lutte pour la vie et la survie. Lutte enfin, à notre niveau pour la prévalence d’un mode de vie, d’idées, de croyances et de certitudes les unes sur les autres (opposition permanente entre civilisation et barbarie : le barbare c’est toujours l’autre !).
Les vainqueurs d’aujourd’hui, comme tu le démontres, seront les vaincus de demain.
Enfin, et tu n’en fais pas mention dans ton commentaire, je pense que l’exemple de l’Afrique du sud réconciliée par Mandela et De Klerk est un bon exemple de réconciliation même si Desmond Tutu était à l’origine de cette commission dite Vérité et Réconciliation. Pour autant, la base philosophique de cette commission repose plus sur la notion d’Ubuntu, mot issu de langues Bantoues du sud de l’Afrique et qui repose essentiellement sur les notions d’humanité et de fraternité. Point de christianisme à proprement parler là-dedans !

Merci pour ton commentaire qui ne m’a pas fâché.
Au plaisir,
Sébastien
Signaler un abus
josef bayéma, il y a 5 jours
cher sébastien, je suis allé lire ton texte "vérité et réconciliation".
alors que je t'apprécie, je vais tout de même te fâcher (épistolairement!) car je ne suis pas d'accord avec les fondements sur lesquels s'appuie (me semble t'il) ta pensée.
la notion de pardon que tu utilises provient du christianisme culturel qui englue toute la pensée occidentale moderne et qu'on retrouve "subtilement" dans des formulations telles que (je cite malheureusement de mémoire car je n'ai pas le texte sous les yeux) "...alors comment arriver à...", peut importe sur quelle thématique particulière porte le reste de l'énoncé : il s'agit d'un énoncé magistral déjà empli de maîtrise et de christianisme "sympa". c'est l'accompagnateur humaniste obligé des exactions esclavagistes : déjà des chrétiens se posaient des questions "humanistes" au plus fort des crimes, les exploiteurs les plus cruels même ont toujours eu besoin de rogner les bords car le crime permanent est invivable pour la zoociété humaine.
tous les grands empires esclavagistes se sont effondrés, l'égypte pharaonique, la rome antique, les incas etc., etc.
le problème reste entier : de quel droit un peuple en opprime t'il un autre?
il n'y a pas de pardon à l'oppression, c'est justement ce que dit mon texte sur la dette esclavagiste! LES DEBITEURS DOIVENT REMBOURSER! c'est la moindre des choses actuelles! les grandes questions moralo-philosophiques (généralement occidentales et chrétiennes) viendront en leur temps! aujourd'hui il ne faut pas se payer de grandes et sublimes phrases (ah! que c'est bon d'être si généreux en demandant, TOUJOURS, aux victimes de pardonner à leurs bourreaux!) non! quand une vielle dame dans la rue se fait bousculer et voler son sac, elle n'a pas à pardonner à son voleur! même toi tu ne l'admettrais pas. ne pas lui voler son sac est LA MOINDRE des choses!!!
et si par hasard cette vieille dame était une vieille dame indigne cela ne change rien à l'affaire!
ta grande érudition sert à masquer le caractère émotionnel de la grande honte, de l'immense culpabilité ressentie à l'heure actuelle par le monde christo-occidental. cette honte et cette culpabilité, comme nous l'a montré freud, se recyclent actuellement en racisme, en xénophobie, en homophobie, en gynécophobie et en ce nouvel antisémitisme que même des vieilles dames indignes partagent. tant pis, on fera avec.
la question demeure, la dette, celle de l'esclavagisme, perdure.
le monde arabo-musulman a commencé l'esclavage de l'afrique au 8e siècle; celle du monde européen chrétien sept siècle plus tard. pour l'heure, seuls les chrétiens commémorent (oh bien mesquinement et politiquement intéressés!) l'esclavage. si cela n'était si triste, ça en serait risible. mais bon! faisons semblant d'accepter la morale chrétienne comme norme zoociale du "vivre ensemble" (ah! ah!). on a bien accepté le calendrier grégorien!
l'histoire humaine participe d'un processus évolutif qui ne passe pas par l'homogénéisation des peuples. l'onu a montré son effondrement, et bien d'autres choses encore. les processus évolutifs ne sont pas prédictibles, et surtout ce n'est pas la morale qui les produit. c'est la lutte. tant que les vaincus sont vaincus, c'est-à-dire tant que les zoociétés stagnent, les vainqueurs se vivront en dispensateurs des biens matériels (voleurs!) et moraux (vous avez dit "culturels"?).
à te lire.
sincèrement.
josef.
Signaler un abus

 
 
 
 
X

X

Signaler un abus

Motif de l'abus :